Re-venir

Sur la manière dont nous nous entretenons
avec les autres espèces du vivant,
tant animales que végétales.

RE-VENIR

Ce thème m’est apparu à la vision de ces malheureuses plantes
dites « mauvaises herbes » essayant vaillamment de pousser malgré
des conditions de vie atroces : macadam, crottes de chiens, fentes dans
les pavés, sans eau, sans cesse arrachées, piétinées…

Et malgré ça toujours là, voulant avoir une vie de plantes, de
prospérer, de croître, de se reproduire, de renaître dans des endroits
improbables.

Une analogie avec des êtres humains a empoigné mon cœur et j’ai
décidé de les photographier afin de redonner leurs lettres de noblesse à ces
végétaux dénigrés au profit d’autres plus aimés, plus « beaux », plus
sélectionnés, plus horticoles.

Ce qui est étonnant c’est de voir ces plantes sauvages ou dites
mauvaises se joindre aux autres « officielles » pour nous encourager à vivre
en harmonie avec la Nature qui se déploie malgré nous. La Nature qui
reprend ses droits dès que la place lui est laissée comme au temps de la
Covid19.

Ces plantes ont des noms charmants : la Morelle noire, la plante
sacrée des Incas, l’Amarante, l’Oxalis, la Cardamine, le Plantain ou herbe
aux cailles, la Véronique à petites fleurs bleues, l’Ipomée, volubilis volubile.

Toutes dites mauvaises herbes ou mauvaises graines, toutes qui
réussissent malgré tout à fleurir.

Anny Romand